Un jour, j'ai entendu un loup hurler ceci :
"Nous, les loups, animaux dit prédateurs, somme accusés, sans jugements, d'assassinat.
Nous, animaux aux yeux d'ambres, somme condamnés à morts, alors que cette peine capitale n'existe plus en France depuis presque 25 ans !
Nous, amis des Hommes et peurs des enfants, réclamons le droit de nous défendre. Au nom des autres, je vous demande d'être nos avocats.
On dit que nous tuons les brebis, les moutons... mais vous, ne tuez vous donc pas des cochon ou des vaches pour manger?
Vous, vous prenez le meilleur morceau, les plus beaux bestiaux, mais nous, les loups, que prenons nous? Et bien nous prenons les plus faibles, les malades, les blessés. Alors, je fais parti de l'équilibre de la Nature, non?
Il y a peu, on m'a accusé d'avoir tué 20 moutons... croyez vous que je sois capable d'un tel carnage?
On m'accuse alors que je suis témoin : les moutons sont tombés d'un précipice!
3 femelles ou 4 loups vont être abattus dans les Alpes, et si cela continu en faveur des éleveurs qui ne protègent pas comme il faut leurs troupeaux, ce sont 6 individus de ma race qui disparaîtrons, et peut-être même plus...
Mais que savez vous de nous au juste?
Combien sommes nous? 55, à peine!
Pour assurer notre survie et donc celui de l'écosystème, notre population doit attendre les 100 à 150 individus! Comment cela pourrait-il être possible, en nous tuant, alors que déjà, pas même la moitié d'une portée n'atteint l'âge adulte!
Mon message est donc ce hurlement de détresse, de douleur, et de peur, je vous demande de nous aider, nous, humbles animaux à qui l'ont fais porter le chapeau!
Je ne veux pas m'en prendre aux bergers, je les respecte, mais pourquoi cette haine envers nous : ils nous accusent, mais pourquoi ne protègent-il pas plus leurs troupeau! Ils ont peur, donc ils attaquent... Mais savez vous que ce sont nos frères : nous n'attaquons un être humain que si l'on a peur, et si il n'y a pas de fuite possible. Alors, pourquoi ? c'est la question que vous entendrez, si un jour vous avez la chance d'entendre l'un de nous hurler.
Ayez pitié d'une race qui s'éteint plus qu'elle ne se développe.
Les xénophobes sont près au génocide, et je demande, au nom de la terre, de tous ceux qui nous entoure, vous et moi, vous et les loups, que l'on en arrive pas là pour ma race!
C'est sur ce dernier hurlement que je me tais"
Ylea